M. Mehdi Jomâa rencontre les directeurs de journaux

Publié le 29/08/2019

Toujours dans le cadre de ses réunions avec les différents corps de métier dans le but de présenter sa vision réformatrice au sein de ces secteurs et d’être à l’écoute de leurs préoccupations et de leurs doléances, M. Mehdi Jomâa, président du parti Al Badil et candidat aux prochaines présidentielles anticipées, a invités les directeurs de journaux tunisiens de la presse écrite et électronique, pour un déjeuner-débat au cours duquel plusieurs questions ont été soulevées, touchant au secteur en soi et particulièrement à son programme politique et de réformes s’il venait à être élu président de la République.

Lors de ce dialogue ouvert, M. Jomâa a tenu à rappeler aux présents l’atmosphère politique qui règne en ce moment par ces conflits et ces clivages qui sont totalement loin des attentes des Tunisiens et qui ne servent en rien les intérêts du pays.

Des rivalités qui dominent les vrais débats qui doivent se tenir en réalité en cette période critique de la vie politique du pays, à la veille des importantes élections devant se tenir prochainement.

Evoquant les raisons de sa candidature et l’engagement de son parti pour les prochains rendez-vous électoraux, M. Mehdi Jomâa a tenu à préciser que depuis la création du parti Al Badil, ses cadres et les structures y afférent ont travaillé pour un réseautage efficient du parti à travers la république, impliquant des jeunes qui ont le sentiment de responsabilité escompté afin d’assumer leur rôle au sein de l’Assemblée du Peuple, en cas de victoire, et sur la base de leur compétence et non pas d’une certaine idéologie.

Dana ce contexte électoral, M. Jomâa a insisté sur sa vision globale de la situation actuelle, nécessitant une action rapide et efficace, et cela, en élaborant un programme de réformes et de redressement en parfaite connaissance des problèmes que vit le pays, armé en cela par son expérience en tant que ministre et Chef de gouvernement en 2014, d’une part, et celle résultant de ses responsabilités au sein de grandes institutions économiques internationales.

Il s’agit par conséquent de remettre les pendules à l’heure afin de tirer le pays du gouffre dans lequel il se trouve.

Et c’est lors de la campagne électorale qui va être incessamment entamé qu’il aura l’occasion de dévoiler au large public son programme politique réformateur et d’en expliquer les fondements.

Les présents ont d’abord exposé la situation du secteur de l’information et du journalisme particulièrement, rappelant qu’aucune des promesses données pour le faire sortir de son marasme et de ses difficultés n’a eu de suivi depuis cinq ans, avant d’évoquer la grave carence de la formation des journalistes, présentant quelques solutions et propositions à ce sujet.

Et même si aujourd’hui, la Tunisie jouit d’une certaine « liberté d’expression », les hommes du secteur estiment qu’il n’y a pas de « liberté de la presse » tant qu’elle sera tributaire, matériellement, de certaines institutions financières « intouchables » …

Dans sa réponse, M. Mehdi Jomâa a donné clairement sa vision quant à la manière de changer l’état des lieux dans le secteur, conscient qu’effectivement la presse a besoin d’une

véritable conversion, entre autres celle touchant au vecteur du digital qui lui facilitera une meilleure adéquation avec les besoins d’aujourd’hui.

Et parmi les solutions envisagées pour venir en aide aux journaux, la révision du système d’imposition, la création d’une caisse Gafa en devises qui s’adapte à nos spécificités, tout en pensant à valoriser le secteur par une nouvelle approche de son rôle en tant que 4ème pouvoir, mais aussi en tant que 4ème responsable.

Seulement, et à ce jour, il n’a été question, pour M. Mehdi Jomâa, dans l’administration des affaires du pays, que d’un Etat gestionnaire qui travaille au jour le jour, et non pas d’un Etat stratège qui dispose d’une vision claire à gérer tous les secteurs et à leur trouver les solutions qui s’imposent.

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