Mehdi Jomaa en campagne à Sousse

Publié le 22/04/2019

Jomaa a assuré dans ce cadre, l’absence de toutes négociations sérieuses durant cette dernière période avec aucune partie. Ceci étant donné que Nidaa Tounès est occupé avec la crise de ses factions, et que Tahya Tounès, ou le parti du gouvernement, est encore en phase de construction et qu’il doit garantir sa non-instrumentalisation des moyens de l’Etat dans sa campagne électorale et la séparation entre le parti et l’appareil exécutif de l’Etat.

Quant aux autres partis centristes, un appel de la dernière chance leur a été adressé pour former une large alliance électorale. Partant de sa conviction de former une majorité qui puisse être une alternative au gouvernement de l’échec actuel et qui limite l’éclatement parlementaire empêchant l’appui politique dont le prochain gouvernement a besoin pour reconstruire et réformer.

Abordant la situation générale du pays, Mehdi Jomaa a considéré que c’est le résultat de l’échec de la politique qui se reflète aujourd’hui, à travers la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien et les indicateurs économiques catastrophiques, ce qui a mené à l’affaiblissement du rôle social de l’Etat. Il a pointé du doigt la flambée des prix et le retour de la répression des mouvements sociaux et la politique de diabolisation de l’opposition.

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D’autre part, Mehdi Jomaa a insisté sur le fait que ce gouvernement utilise la lutte contre la corruption pour cacher son échec à résoudre les problèmes économiques et sociaux des citoyens. Il a aussi critiqué l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre les grandes réformes et à changer le quotidien des Tunisiens, tout en considérant que ce gouvernement n’a même pas pu finaliser le processus constitutionnel, en mettant en place la cour constitutionnelle et la haute instance de la communication audiovisuelle.

Il a, en outre, appelé le gouvernement à instaurer le climat propice à l’organisation des élections et à garantir la neutralité de l’administration, de l’appareil de l’Etat et de la justice sans chercher à restreindre l’action de l’opposition. Il a aussi demandé au chef du gouvernement de clarifier sa relation avec le parti Tahya Tounès.

En conclusion, Mehdi Jomaa a présenté les grandes lignes de la vision de son parti et ses orientations économiques et sociales qui étaient le fruit du travail des experts du parti et de ses compétences, ainsi que son programme des rencontres avec des tunisiennes et tunisiens dans les différentes régions de la Tunisie.

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